Ce jour là , je n’avais même pas un Polaroid sur moi. C’est pourtant le sésame pour engager la conversation avec n’importe qui. Mais il suffit souvent de prononcer cette marque mythique pour éveiller l’attention de convives dans n’importe quelle soirée, même lorsque l’ethylométrie collective grimpe régulièrement et sûrement. N’en déduisez pas que David Guez, avec qui j’engageais alors la conversation, était fin saoul. Le créateur de l’Horloge 2067, entre-autres, était en mode « veille active », celle que les artistes débordant d’imagination utilisent pour fertiliser la moindre parcelle d’utopie et d’invention. « Je cherche un Polaroid justement pour une prochaine oeuvre« . « Dis m’en plus » lui répondis-je (oui, on se tutoie facilement dans ces soirées décadentes où les membres du FMI ne sont néanmoins pas invités).
Et voilà comment quelques jours plus tard, lors de l’inauguration de « 2062, l’exposition » à la Gaîté Lyrique, Bongapola offrait à David Guez un Polaroid 1000 pour son futur projet dont vous dévoilons la teneur en exclusivité : il y aura (peut-être) un Polaroid dedans… Et si c’est le cas, nous serons ravi d’avoir, bien modestement, contribué à cette réalisation.
Merci à David pour s’être prêté à une petite mise en abîme, celle de l’artiste posant avec un appareil Polaroid pour une photo prise par un appareil Polaroid (Land Camera 100 / Film Fuji FP100C). Et à bientôt pour connaître le devenir de cet appareil photo destiné, peut-être, à un grand avenir..

David-Guez et "le" Polaroid1000 offert par Bong-a-pola